À la veille de la grande fête traditionnelle d'Épé-Ekpé, la communauté de Guin Dua Agbolénu, dans la préfecture des Lacs à Aného, s'est réunie pour la veillée de Sitoutou — un moment de danse, de chants et de communion qui ouvre symboliquement les festivités.
Dans la cour éclairée de Guin Dua Agbolénu, les initiés et les fidèles, vêtus de blanc, se sont rassemblés dès la tombée de la nuit. Cette veillée, connue localement sous le nom de Sitoutou, marque un temps fort du calendrier rituel qui précède l'Épé-Ekpé, la fête traditionnelle célébrée chaque année par les communautés Guin-Mina d'Aného et de ses environs.
Les images captées sur place montrent l'intensité du moment : des danseurs exécutent des pas rituels au son des tambours, entourés par l'assemblée assise en cercle, dans une ambiance à la fois solennelle et vibrante. Pieds nus sur le sable, dans le respect des codes traditionnels, les participants perpétuent un héritage transmis de génération en génération.
La veillée de Sitoutou occupe une place particulière dans le déroulement de l'Épé-Ekpé : elle est le moment où la communauté se prépare spirituellement à l'événement principal, dans le recueillement et la transmission des rites ancestraux gardés par les familles dépositaires de la tradition.
« Chaque geste, chaque pas de danse pendant Sitoutou porte le poids de la mémoire collective des Guin. »
Pour A.R.A, documenter ces moments s'inscrit dans sa mission de valorisation du patrimoine culturel togolais, en particulier auprès de la jeunesse et de la diaspora. Ces témoignages visuels permettent de conserver la mémoire de rites parfois méconnus en dehors des communautés qui les pratiquent, tout en créant un pont entre le Togo et ses fils et filles à l'étranger.
L'association poursuivra son suivi des festivités liées à l'Épé-Ekpé 2026 dans les prochains articles.
On the eve of the great traditional Épé-Ekpé festival, the community of Guin Dua Agbolénu, in the Lacs Prefecture near Aného, gathered for the Sitoutou vigil — a night of dance, chanting, and communion that symbolically opens the festivities.
In the lit courtyard of Guin Dua Agbolénu, initiates and worshippers, dressed in white, gathered as night fell. This vigil, locally known as Sitoutou, marks a key moment in the ritual calendar that precedes Épé-Ekpé, the traditional festival celebrated each year by the Guin-Mina communities of Aného and its surroundings.
The footage captured on site shows the intensity of the moment: dancers perform ritual steps to the sound of drums, surrounded by the assembly seated in a circle, in an atmosphere that is both solemn and vibrant. Barefoot on the sand, in keeping with traditional codes, participants carry on a heritage passed down through generations.
The Sitoutou vigil holds a special place in the Épé-Ekpé proceedings: it is the moment when the community prepares spiritually for the main event, in reflection and through the transmission of ancestral rites kept by the families who are custodians of the tradition.
"Every gesture, every dance step during Sitoutou carries the weight of the Guin people's collective memory."
For A.R.A, documenting these moments is part of its mission to promote Togolese cultural heritage, particularly among young people and the diaspora. These visual accounts help preserve the memory of rites that are often little known outside the communities that practice them, while building a bridge between Togo and its sons and daughters abroad.
The association will continue to follow the Épé-Ekpé 2026 festivities in upcoming articles.